Guide de la cavalière libérée: interview et jeu concours

Hello les 🐺 , je viens vers vous en ce sympathique dimanche avec un nouvel article un peu spécial. Si vous m’avez suivi sur les réseaux sociaux, vous avez pu voir mon post sur un joli livre que j’ai dévoré : Guide de la cavalière libérée ! J’ai donc interviewé Antonia Eraud et Apolline Loubradou, les deux auteures de ce bouquin, passionnées d’équitation, qui nous donnent des pistes pour aller vers une équitation pleine d’amour et de confiance avec 🐴 .

1. Antonia, Apolline, pouvez-vous vous présenter ? 

Antonia : Je suis Antonia, j’ai 33 ans, je suis coach et thérapeute avec chevaux. J’accompagne enfants, adultes, professionnels et familles à développer leur bien-être avec l’aide des chevaux. J’aide également des couples cavalière – cavalier / cheval à trouver une harmonie dans leur communication à travers la gestion de leurs émotions. Je suis moi-même une cavalière passionnée qui prend des cours régulièrement, je travaille beaucoup sur moi pour améliorer ma relation avec mon cheval. Si aujourd’hui, je suis (presque) tous les jours au centre équestre, j’ai commencé ma carrière professionnelle loin des écuries… j’ai travaillé 7 ans dans l’édition de livres. Des événements de la vie m’ont fait changer d’orientation et d’environnement 🙂 Change is good !

Apolline : Je m’appelle Apolline, j’ai 16 ans. Je suis en instruction en famille depuis quatre ans et bachelière depuis juin dernier. Les chevaux font partie de ma vie depuis que je suis très jeune : à l’âge de deux ans et demi, ma mère m’a mise sur un poney pour une balade, et là, j’ai su que je n’en redescendrais plus jamais. Je ne sais pas vraiment comment l’expliquer, mais les chevaux m’apportent un calme, un bien-être et une harmonie avec moi-même que je ne réussis à trouver nulle part ailleurs. Ils sont ma propre méditation. Aujourd’hui je suis cavalière et j’essaye d’aller toujours plus loin aux côtés de mon partenaire équin Ithaque. Je fais aussi de l’accompagnement cavalier-cheval, surtout dans la connexion. J’adore aider les cavaliers à créer quelque chose de profond et d’émotionnel avec leurs chevaux. Je fais principalement des séances « d’étho-coaching », où on mélange de l’équi-coaching et l’éthologie, afin d’améliorer la relation autant avec le cheval qu’avec soi-même, ainsi que des ateliers d’éveil éthologique avec enfants et ados, où j’y apporte des bases de communication animale et d’astuces bien-être.

2. Le « Guide de la cavalière libérée », c’est d’abord une histoire de partage entre deux passionnées, qu’est-ce qui vous a décidé à mettre par écrit toutes vos idées, astuces, réflexions afin de les faire partager à d’autres ?

Antonia : La conviction en nos idées. C’est ce qui me vient tout de suite ! Quand on a commencé à partager nos savoirs (je donnais des séances de coaching à Apolline et Apolline me donnait des cours d’équitation selon sa méthode (l’équi-connexion), on a vu de tels changements en nous 2 qu’on ne pouvait pas garder cela seulement pour nous. Apolline a développé beaucoup sa communication et son affirmation de soi et de mon côté, j’ai progressé en équitation dans le lâcher-prise et la prise de risque. Semaine après semaine, on se voyait évoluer l’une et l’autre et l’idée de rassembler nos techniques basées sur des valeurs communes était dans la suite des choses. Bon ok, peut-être que la mère d’Apolline nous a aussi beaucoup encourage un jour… quand on n’en finissait plus de parler « Bon ça serait peut-être bien d’en faire quelque chose de tout ça, non ? »

Apolline : Ecrire a toujours été mon autre passion. Et je pense que le projet d’un livre était aussi le rêve d’Antonia. Pourtant, toutes les deux de notre côté, les mots bloquaient, on avait du mal à se motiver. Lorsque l’on s’est rencontrées, il y a eu une véritable connexion entre Antonia et moi, une envie de partage immense. On a commencé à partager entre nous, en expliquant les méthodes que l’on connaissait, en s’aidant mutuellement à se développer à travers séances d’équi-coaching et d’équi-connexion… et puis lorsqu’on s’est rendues compte que nos savoirs se combinaient et se complétaient, l’envie de partage entre nous s’est transformée en envie de partage avec toutes les cavalières qui recherchent elles aussi un amour, une confiance, et une connexion différentes avec leurs partenaires équins. Le projet d’une collaboration pour écrire un livre nous a semblé évidente. En plus, nous avions chacune trouvé une source de motivation dans l’autre !

3. Pourquoi ce titre d’ailleurs ?

Antonia : On nous le demande tout le temps ! La cavalière libérée c’est une cavalière qui vit ses émotions et qui ne les laisse pas à la porte du pré comme on peut entendre de temps en temps. Elle est également ouverte à ce qui se découvre, se développe et se dit dans le milieu des chevaux : pour ma part, je trouve qu’on est dans un milieu où tout le monde a des opinions. « Pourquoi tu ne fais pas ça avec ton cheval ? » »N’importe quoi ce qu’elle fait avec son cheval elle… » Les rumeurs courent dans les clubs, et dans notre livre, on présente une approche ouverte où on a retenu de nombreuses idées de chacun tout en sollicitant l’esprit critique de chacune de nous. La cavalière libérée… ça fait aussi écho à la chanson « Une femme libérée ». Oui c’est une femme moderne… et qui sait allier sensibilité et fermeté. Là, c’est mon côté féministe qui parle 😉

Apolline : Je suis d’accord avec Antonia. On voulait un titre impactant, qui interpelle le lecteur. Mais aussi, qui se démarque entre les livres d’équitation. Pour moi, notre livre offre un nouveau chemin, voire plusieurs, où chacune est libre d’aller piocher les éléments qui résonnent en elle. La cavalière libérée est celle qui ose, fait confiance aux autres et à elle-même, et qui assume et représente ses choix.

4.  Avez-vous eu des moments de doutes (des passages plus difficiles/délicats à écrire, à expliquer) ?

Antonia : On a toutes les 2 des personnalités très créatives, et au niveau du style de l’écriture, on a travaillé sur nous pour continuer le projet. Dans l’idée, combiner nos idées c’est top. Sur le papier, on a eu quelques moments où il fallut qu’on se dise les choses, qu’on se crie dessus et qu’on reparte du bon pied. A chaque fois, notre esprit d’équipe a primé sur nos besoins individuels… Je suis en train de me dire qu’on s’est comportés comme 2 chevaux dans un troupeau ! L’esprit d’équipe avec beaucoup d’authenticité LOL

Apolline : Toute la période d’écriture s’est bien passée. On écrivait chacune un chapitre, ensuite on rassemblait et on combinait nos idées. Ça a été plutôt au moment de l’assemblage et de la relecture que nous avons toutes les deux du nous rendre compte que nous étions deux personnes différentes, avec chacune notre texte, et qu’il fallait laisser de l’espace à l’autre pour être tel qu’il le voulait. Je pense que nous avons toutes les deux essayer de transformer le style de l’autre pour le rapprocher du notre, avant de nous rendre compte que c’était nos personnalités complémentaires qui faisaient de notre projet quelque chose d’authentique et d’unique. On a dû péter les plombs plusieurs fois, mais c’était toujours pour s’améliorer par la suite. Comme le disait Louis-Philippe Robidoux, « ce qui est écrit sans peine, est lu sans plaisir » !

 

5. Vous indiquez dans le livre avoir testé chacune de vos propositions avec les chevaux, avez-vous des anecdotes ?

Antonia : Dans mes séances de coaching, je me souviendrai toujours d’une séance avec Apolline où on travaillait sur les amitiés et le relationnel. La jument que j’avais en demi-pension était avec nous… quand c’est le cheval d’à côté qui a clairement montré son désir de communiquer avec nous aussi. Pour parler de relations et des amitiés, plus il y a des chevaux, plus on rit 🙂 C’était un moment très fort pour moi en tant que coach où je voyais l’environnement répondre aux questionnements d’Apolline et lui indiquer qu’elle était connectée avec les autres, même si elle ne les voyait pas. Quant à moi, lors des séances d´équi-connexion, ma chienne Frida était toujours dans les pattes d’Ithaque, le cheval d’Apolline et j’avais peur qu’elle se prenne un coup de sabot. Apolline s’en servait pour me dire de lâcher prise : « Frida a sa responsabilité d’animal… elle va assurer sa sécurité… ». Frida va très bien et monte même sur mon cheval de temps en temps ! Peut-être qu’elle fera un jour des cours d’équi-connexion avec Apo ! Qui sait ?

Apolline : Le livre est rempli d’anecdotes ! Mais une me vient particulièrement en tête, celle de notre rencontre. Ce jour-là, Antonia a fait son premier cours d’équi-connexion sur Ithaque. Comme dans tous mes cours, elle a dû monter sans étriers, sur mon bareback. Et comme de nombreux cavaliers…elle s’est rendue compte que les étriers aident beaucoup à tenir en équilibre ! C’était une super séance pleine de découvertes avec de nombreux fous rires, et un début de lâcher-prise. En cadeau : des courbatures aux jambes les jours suivants !

6. Quelles étaient vos journées type pendant l’écriture de votre bouquin (ensemble, séparément, chacune sa partie, chez soi ou aux écuries) ?

Antonia : C’était tous les mercredis. On se retrouvait le matin pour soit du coaching, soit de l’équi-connexion. Ensuite, on déjeunait ensemble et on travaillait sur le livre jusqu’à 15h/16h. Lors du travail d’écriture ensemble, on relisait ensemble ce qu’on avait écrit pendant la semaine d’après le plan fixé ensemble. C’est allé très vite. Une fois le livre écrit, j’ai pris un temps pour l’éditer… Apolline est repassé dessus et on a abouti à une version finale. On a été très disciplinées jusqu’à l’envoi aux éditeurs. Un jour, Apo m’a appelé me disant qu’un éditeur était intéressé ! Je n’en croyais pas mes oreilles…

Apolline : Lorsqu’on se voyait les mercredis, on passait d’abord un moment avec les chevaux le matin puis on écrivait. On regardait les objectifs que l’on s’était mis pour la semaine, on cochait ceux qu’on avait atteints, puis on se faisait une nouvelle  liste pour la suivante. Le fait d’avoir des objectifs concrets nous a beaucoup motivé lors des séances d’écriture seules. De mon côté, c’était souvent chocolat chaud, et alors l’inspiration arrivait soudainement. Lorsque j’avais une idée, je l’écrivais pour la développer par la suite. Je pense que l’existence de WhatsApp nous a beaucoup aidées aussi : ça nous a permis de nous spammer et de nous motiver l’une l’autre !

7. Vous n’êtes pas écrivains à la base, qu’est-ce que ça fait d’être éditées ?

Antonia : Comme je l’ai dit ci-dessus, j’ai travaillé dans l’édition : je connaissais donc plus ou moins les processus. J’ai une grande joie d’être passé de l’autre côté : celui de l’écrivain et de l’artiste. C’était un rêve et c’est devenu une réalité. Je travaillais dans l’édition pour faire circuler les idées que je défendais. Cette fois-ci, ce sont mes idées que je partage et diffuse. J’ai envie de continuer à écrire et à dessiner. Rencontrer nos lecteurs au salon du cheval de Paris et de Lyon était un moment très spécial. J’ai la sensation d’avoir trouvé une manière d’exprimer mes talents : à la fois dans la création et dans l’accompagnement des gens… Quand j’étais petite, je voulais être psychologue et journaliste. On n’en est pas si loin !

Apolline : De mon côté, l’écriture a toujours fait partie de ma vie. Petite déjà, j’écrivais des histoires. Une de mes nouvelles a d’ailleurs remporté un prix et a été édité dans un recueil en Espagne, quand j’avais douze ans (il y avait un cheval dans l’histoire bien sûr !). J’écris également des romans pour ados sur Wattpad, la plateforme online bien connue des écrivains en herbe. Cependant, rien à voir avec le fait d’être éditée avec une véritable maison d’édition, et de collaborer et travailler avec un éditeur. Petite anecdote : au salon du cheval de Lyon, une cavalière est venue me montrer une photo de la couverture du guide de la cavalière libérée, en me demandant où elle pouvait se le procurer. C’était étrange ! Voir notre livre entre les mains de passionnées me rend à la fois fière et heureuse, mais me procure aussi une sensation de peur mêlée à l’excitation : quand on écrit, on se dévoile toujours un peu, surtout dans notre livre où nous parlons d’émotions, et le premier regard extérieur impressionne.

8. Avez-vous d’autres projets (ensemble ou séparément) ?

Antonia : Je termine un master d’équinothérapie et d’hippothérapie. Aider et accompagner toutes les personnes avec les chevaux est une vraie mission de vie. Je vais alors élargir mes services d’accompagnement en juin aux personnes présentant un handicap. J’ai hâte ! Ce sera aussi l’occasion de m’entourer d’une équipe. En ce moment, je travaille seule. Pour accueillir des personnes avec handicap, je vais avoir la joie de travailler avec d’autres professionnels – probablement une kiné que j’ai rencontrée à Barcelone et un étudiant de mon master. J’ai aussi l’intention de continuer à écrire sur les émotions, les chevaux… peut-être plus pour les enfants et aussi dans les revues spécialisées. Enfin à long terme, je rêve de faire une thèse pour démontrer scientifiquement les bienfaits des chevaux dans notre société. Avec Apo, on a l’intention de continuer à faire la promotion du livre… et plus particulièrement de le faire publier en Espagne.

Apolline : Cette année, j’ai décidé de passer du temps à développer mes ateliers d’éveil éthologique et compléter ma méthode d’équi-connexion. Une grande partie de mon temps est aussi consacrée à l’observation des chevaux – d’ailleurs si certains ont près de chez eux des chevaux en liberté ou en semi-liberté à observer, je suis preneuse ! Je développe également des collaborations avec d’autres professionnels de l’équitation pour compléter leurs méthodes d’apprentissage en y apportant plus de connexion dans la relation cavalier-cheval. Je souhaite aussi continuer ma voie dans le monde de l’écriture, à travers un deuxième projet de livre, en cours, sur le unschooling (méthode d’apprentissage autonome et informel sans école). Par la suite, je veux approfondir mes connaissances avec un diplôme universitaire sur l’éthique, le bien-être, et le droit du cheval. Bref, je suis bien occupée ! Et avec Antonia, notre but serait de pouvoir lire notre livre en plusieurs langues et ainsi libérer toutes les cavalières du monde ! 😉

👉 Et voilà, vous en savez un peu plus sur ce bouquin qui est un puits à idées, réflexions et pleins d’astuces pour évoluer et avancer dans la relation que nous avons avec notre cheval ! Et comme c’est bientôt NOEL 🎁🎄, je vous donne rendez-vous sur ma page facebook pour un petit jeu concours avec un exemplaire du livre à gagner !!!!

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