Petit tour au Far West …. français !

Coucou les poussins, aujourd’hui on va parler encore voyage et on poursuit notre épopée direction Randals Bisons, petit ranch aux airs de Far West dans le Gard ! Pas besoin de traverser l’Atlantique pour jouer aux cow boys, aller dans les plaines convoyer le troupeau, trier le bétail et voir les bisons de plus prés ! Ce sympathique séjours nous est raconté par Sophie qui a eu la chance de se glisser dans la peau d’une cow-girl (chapeau compris) quelques jours pour son 23éme anniversaire !

« A l’occasion de mon 23ème anniversaire, je me suis offert le luxe de réaliser l’un de mes rêves : me mettre dans la peau d’un cowboy, l’espace de quelques jours. Ayant débuté l’équitation western même pas un an auparavant, je rêvais déjà de pouvoir trier le bétail… C’est donc accompagnée par une amie très chère que je suis partie trois jours à Randals Bison.

Randals Bison est un ranch situé en bordure du Parc National des Cévennes, dans le Gard. Sur une superficie de 550 hectares, la famille Balembois élève des vaches, des bisons et propose des séjours pour les cavaliers (et les non cavaliers également).

Mon amie Amélie et moi, nous arrivons le vendredi soir (assez tard, à cause de soucis de train). La route qui mène au ranch est assez étroite, perdue dans la nature, mais pas totalement déserte : nous avons la chance de croiser divers animaux comme des lièvres, des belettes et même un petit chevreuil ! Après avoir fait connaissance avec les autres participants, nous gagnons rapidement nos pénates. Nous logeons dans une magnifique maison en rondins, quelques centaines de mètres plus loin. Le ranch est tellement grand que nous nous déplaçons en voiture.

Comme nous sommes arrivées de nuit, ce n’est que le lendemain matin que nous avons pu admirer la beauté du ranch et les sublimes paysages qui nous entouraient. Et justement, après avoir fait connaissance avec nos montures, nous partons explorer les immenses paysages vallonnés. Guidés par Théo, le fils des propriétaires, nous sillonnons une partie des terres du ranch. Il nous emmène même sur le lieu où a été tourné une scène du film AO, le dernier Néandertal. Mais le plus spectaculaire reste à venir : nous entrons dans le pré des bisons afin de les observer. Dans le parc, nous ne nous approchons pas, pour ne pas les déranger. De l’autre côté de la clôture, il est plus facile (et moins risqué) de s’approcher. Et puis, le véritable travail de ranch commence : nous devons aider pour la castration des jeunes veaux, au milieu du troupeau. Chacun notre tour, nous maintenons le veau immobile, tandis que les autres, à cheval, repoussent les mères protectrices.

Après un bon repas bien mérité, nous nous remettons en selle. Cette fois, nous allons chercher un troupeau et nous le déplaçons jusque dans une carrière. Pendant ce cours convoyage, nous nous rendons vite compte qu’un tel exercice nécessite une certaine organisation : pousser les vaches, les canaliser… Une fois arrivés dans la carrière, Théo nous initie au tri de bétail.

A tour de rôle, nous choisissons une vache dans le troupeau, nous l’isolons et lui faisons faire le tour de la carrière jusqu’au point d’arrivée. Les vaches sont vives et agiles, elles ne manquent pas de s’arrêter et de repartir dans l’autre sens. Mais nos chevaux sont entraînés et ils n’hésitent pas à les bloquer afin de les faire repartir dans le bon sens. C’est très intense mais incroyablement plaisant, nous voyons le fameux cowsense de nos chevaux (= »sens de la vache ») à l’œuvre. La journée se termine après s’être essayé au tri de bétail en duo, le but étant de faire rentrer une vache dans un petit enclos, le tout dans le temps le plus court. Sentir la puissance de nos montures lorsqu’elle accélère afin de ne pas perdre la vache est particulièrement grisant, il est aisé de se prendre au jeu !

Après une bonne nuit de repos bien méritée (les journées sont vraiment intenses), nous nous remettons en selle et allons chercher un petit troupeau. Nous emmenons les bêtes dans la première carrière, puis nous les trions afin d’en choisir une dizaine ; elles sont menées dans un couloir de triage afin que nous leur mettions des sortes de dossards portant des chiffres (de 0 à 9), en vue de préparer l’activité de l’après-midi : le ranch sorting.

Cette discipline se déroule dans une zone balisée par des barrières en métal, formant un huit. Dans l’un des cercles se trouvent les vaches à trier et à amener dans le second cercle. L’épreuve débute lorsque le juge -ou en l’occurrence, Théo- annonce le numéro de la première vache à trier. Il faut ensuite trier dans l’ordre le reste des vaches, dans un temps imparti. Laisser passer des vaches ne portant pas le bon numéro (ou de numéro tout court) est éliminatoire. C’est une discipline très amusante qui nécessite une bonne coordination dans l’équipe, une personne qui trie et l’autre qui se tient à la  »porte » afin d’éventuellement bloquer les mauvaises vaches. Vient ensuite le moment de corser les choses : au lieu de faire cet exercice en duo, nous devons le faire tout seul. Gérer à la fois le tri et la porte s’avère très délicat, surtout pour des novices comme nous. Mais cela n’en reste pas moins drôle et agréable. Nous terminons la journée par une nouvelle excursion dans l’enclos des bisons, sous une pluie battante. Mais rien ne peut gâcher un tel spectacle, pas même le mauvais temps !

Notre dernière journée au ranch se déroule elle aussi sous la pluie. Cette fois-ci, c’est Laurent, le père de Théo, qui s’occupe de nous. Il nous fait d’ailleurs découvrir une nouvelle discipline au cours de la matinée : le team penning. Par équipe de trois, il faut trier les bêtes dont le numéro a été annoncé et les faire entrer dans le pen (le petit enclos qui se trouve à l’opposé des vaches, derrière les cavaliers), dans un certain temps. Cette discipline demande elle aussi une certaine coordination entre les membres de l’équipe puisqu’il faut trier, ramener les bêtes, surveiller qu’elles restent bien dans le pen, etc.

L’après-midi, nous repartons explorer les terres du ranch. Et oui, 550 hectares, ça en fait des belles balades ! Les paysages sont tellement beaux que la pluie ne peut pas entamer notre bonne humeur. Arrivés au bout de la propriété, nous nous retrouvons avec une vue magnifique sur le Causse Noir. Cette région a la particularité de posséder un relief de steppe, ce qui est assez inhabituel en Europe. Les grandes plaines qui s’étendent à perte de vue nous permettent de piquer un bon galop. Nous laissons nos montures caracoler un moment, en appréciant cette sensation de liberté et de plénitude. Mais toutes les bonnes choses ont une fin ; nous rentrons au ranch bichonner une dernière fois nos chevaux. Après un arrêt dans la maison des Balembois pour régler notre séjour et les remercier pour leur accueil chaleureux, nous quittons ce coin de paradis pour retrouver nos vies. »

 

Et vous, vous avez déjà eut la chance de vous glisser dans la peau d’un cow boy ?

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