Voyage à cheval en Albanie

Salut les loulous, aujourd’hui on va inaugurer la rubrique Voyages/Randos, cette rubrique dédiée aux récits de voyages et randonnées équestres de plusieurs jours que ce soit en France où aux 4 coins du globe ! Les personnes vous relatant ces récits sont des cavalier(e)s comme vous et moi qui ont eu la chance de parcourir de magnifiques endroits et qui ont envie de partager avec vous leurs histoires, leurs anecdotes et leurs souvenirs afin de vous donner peut être une raison de plus,de sauter le pas et de partir vous aussi découvrir le monde à cheval ! Pour commencer cette rubrique, je laisse la parole à Marion.L qui a eu la chance de découvrir l’Albanie à cheval.

« Bonjour à toutes et à tous ! On m’a demandé de partager avec vous ma randonné en Albanie, et c’est avec grand plaisir que j’ai accepté…

Pour remettre dans le contexte : je m’appelle donc Marion, 34 ans et cavalière depuis l’adolescence. Je suis également passionnée de voyages depuis toujours, j’ai envie de découvrir tellement d’endroits que je doute avoir le temps de tout faire. Par contre je m’étais toujours promis un jour d’allier mes deux passions et tenter une randonnée à l’étranger. C’est donc avec une immense joie, et aussi pas mal d’appréhension, que j’ai embarqué mon amie et fidèle copilote Sarah dans cette aventure en 2014 à l’assaut des montagnes roumaines, en Transylvanie au pays de Dracula pour être exacte. Ce fut une expérience géniale mais ayant un inconvénient majeur, à peine rentré on voulait déjà s’embarquer dans une nouvelle randonnée, je pense qu’on est revenue mordu (sans jeu de mot).

Avec cette pensée en arrière-plan, on a quand même réussi à patienter 3 ans avant de récidiver, en juin 2017 nous nous sommes donc envolé pour une randonnée d’une semaine en Albanie. Niveau pratique nous sommes cette fois encore passé par une agence spécialisée, elles sont plusieurs en France et on peut même passer par des agences internationales. On peut également partir en direct comme ça mais les agences s’assurent de la bonne qualité des circuits ainsi que du sérieux des prestataires et de la bonne condition des chevaux. Quant au choix de la destination il y en a pour tous les goûts, nous voulions pour des aspects pratiques et économiques rester en Europe mais avec un coté insolite, on voulait également une destination bien différente de la précédente pour éviter les comparaisons.

Pour le coup ce fut une expérience bien différente et on la sut dès l’arrivée à l’aéroport de Tirana (une bonne occasion de réviser sa géo au passage)! Un accueil au top et la découverte de notre groupe de la semaine. Nous serons donc 6 : nous les deux petites françaises, une suédoise, une hollandaise, un allemand et une mauricienne, le tout de 30 à 70 ans ! Cette fois-ci encore nous sommes le seul duo, le cavalier à l’international n’a aucun scrupule à voyager seul. Après un transit de 4 heures (et oui pour les beaux paysages faut s’éloigner de la capitale) un bon dîner ensemble nous permet de préparer la rando. On échange le parcours équestre des uns et des autres, les attentes vis-à-vis de notre monture idéale. Nos guides nous attribuent donc notre partenaire : pour moi ça sera Grivi, la valeur sûre au tempérament calme. Sarah elle sera en binôme avec Kaon, dit le psychopathe, autant dire que sa nuit fut agitée !

Le lendemain, nous sommes donc parti pour 6 jours de randonnée itinérante, soit une boucle d’un peu plus de 200 km entre terre et mer. Nos montures, que dis-je nos chèvres, ont un pied extraordinaire. En même temps il faut mieux vu le terrain technique que nous affrontons, avec certains passages à pieds bien sportif, que ceux sujet au vertige passent leur chemin ! Pour certains passages je fermais presque les yeux en ayant 100% foie en Grivi, il faut dire que c’était parfois sacrément impressionnant ! Il est d’ailleurs bon de bien se renseigner sur le niveau des randonnées et être honnête avec soi-même pour profiter au maximum de l’aventure…

La richesse d’une randonnée à l’étranger passe aussi par la façon dont chacun appréhende l’équitation, tant au niveau des autres cavaliers que des guides. Par exemple j’avais l’habitude d’une information bien descendante du guide vers les cavaliers, je fus donc un peu déboussolée par ce premier galop sorti de nulle part ! Les changements d’allures se faisaient donc au feeling, et tant pis si on prenait une photo à ce moment-là (j’ai une belle vidéo d’une minute de l’encolure de mon cheval au galop…). Par contre en cas de difficultés nos guides Ilir et Aurel étaient toujours présent et d’une grande patience. Paradoxalement l’équitation de « loisir » n’existe quasiment pas en Albanie, d’où le regard étonné de ceux que nous croisions ou encore le fait que nos guides devaient acheter leur matériel équestre en Grèce !

L’autre originalité tenait à nos hébergements. Après une bonne journée à cheval (parfois jusqu’à 7 heures en selle) nous arrivions dans des villages perdus pour une nuit chez l’habitant. Nous étions alors accueillis à renfort de grands sourires, thé des montagnes et raki, l’alcool local, rien de tel pour se remettre des courbatures ! Faute de place nos guide ne restaient pas avec nous. Nos hôtes parlaient un anglais variable mais nous avons toujours réussi à nous comprendre, l’occasion d’apprendre un peu d’albanais et de passer des soirées mémorables, parfois jusqu’à assez tard dans la nuit, la mise en selle du lendemain était parfois rude… Mais ces étapes nous responsabilisaient aussi vis-à-vis de nos montures dont étions responsable à 100%, c’est bien le moins que nous puissions faire pour eux après un tel parcours. Cela était également l’occasion de renforcer la cohésion du groupe.

Les journées en elles-mêmes passaient à une vitesse folle mais avec une quiétude totale. Se retrouver dans ces paysages incroyables, avec pour seul bruit de fond les sabots de sa monture… Moi qui avais besoin d’un break je ne pouvais rêver mieux. Les pauses piquenique, avec sandwichs préparés par les familles tirés des sacoches, étaient également oniriques.

Des anecdotes je pourrais vous en livrer à la pelle : les galops sur la plage, la rencontre avec les bergers au milieu de nulle part, les moments Google translate quand on ne se comprenait plus, la visite guidée d’un village fantôme, une ambiance géniale dans un groupe tellement différent mais partageant une même passion, la petite bière offerte par nos guides lors de la pause plage, aider les enfants à faire leurs devoirs, devoir expliquer aux locaux ce qu’est le magazine people qu’ils nous ont surpris en train de lire, manger des bons petits plats sous l’œil inquisiteur mais bienveillant de la maitresse de maison, et surtout vivre une expérience équestre géniale et originale.

Je ne regrette donc absolument pas de mettre lancé la première fois en 2014 malgré les incertitudes liées à la langue, les coutumes locales, la longueur de la randonnée… Ni d’avoir récidiver cette année, Falemderit (merci) Grivi ! Mais avec Sarah dorénavant une question nous ronge : où iront nous la prochaine fois ? »

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2 réflexions sur “Voyage à cheval en Albanie

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